02 mai 2007

Pour une politique française de désarmement et de contrôle des armements

Chacun le sait bien : les élections présidentielles se jouent rarement, et pas seulement en France, sur les grandes questions de politique étrangère et de défense. Tout simplement, parce que ces questions, vécues comme lointaines, ne constituent pas le quotidien immédiat de nos concitoyens. Et sans doute ceci explique que la place qui leur a été réservée dans le débat électoral ait été - et je le regrette – trop modeste. Et pourtant, à de multiples reprises, nous nous sommes efforcés, autour de Nicolas Sarkozy, d’éclairer les différents volets de la politique nouvelle que notre candidat entend tracer pour notre pays, s’il était élu le 6 mai. A Cotonou, à Dakar, à Toulon, Nicolas Sarkozy a jeté les bases d’une grande Union entre l’Europe et l’Afrique, qui lui parait indispensable de construire dans les prochaines années.

Le candidat de l’UMP a également eu l’occasion de développer l’analyse qui est la sienne des conflits du Proche-Orient et notamment de la très grave question nucléaire iranienne. Nicolas Sarkozy a détaillé aussi bien en France que lors de ses déplacements dans les différentes capitales européennes le plan de sortie de crise qu’il entend mener pour sortir la France de l’isolement européen dans lequel l’a plongé le referendum du 29 mai 2005. Enfin, à l’occasion d’une Journée consacrée à la politique de défense de notre pays, le 7 mars dernier, Nicolas Sarkozy a tracé les grandes lignes de son projet présidentiel sur ces questions essentielles touchant à la sécurité des Français.

Un mot pourtant cher à Nicolas Sarkozy, a été largement occulté dans le débat public tout au long de cette campagne électorale, c’est celui de désarmement. Je souhaiterais donc évoquer ce volet qui me semble inséparable de notre action diplomatique et de sécurité, en espérant qu’il soit l’occasion pour les Français de réfléchir à la nouvelle donne internationale autour de nous, aux risques qui en découlent et aux initiatives que tous ensemble nous pourrions prendre pour le bien commun.

S’il est élu Président de la République, Nicolas Sarkozy entend en effet que la France reprenne l’initiative dans ce domaine, même si – et précisément parce que - la situation actuelle du désarmement n’incline guère aujourd’hui à l’optimisme.

Quelle est en effet cette situation ? Après une brève embellie immédiatement consécutive à la chute du Mur de Berlin et à la dislocation de l’empire soviétique en 1989-1990 qui avaient vu entre autres l’élimination des armes nucléaires des deux Grands du sol européen, dix ans plus tard, le monde assistait impuissant à une course aux armements ouverte entre l’Inde et le Pakistan, à la prolifération de la Corée du Nord, et aujourd’hui à celle - que nous pouvons encore stopper - de l’Iran. Pendant cette période, et alors que se multipliaient les guerres et les attentats terroristes, des risques nouveaux de course aux armements apparaissaient en Asie ( le budget de défense de la Chine augmente régulièrement de 18% par an, tandis que ce pays vient de se livrer à un premier essai d’armes anti-satellites), mais également entre Américains et Russes, au sujet du déploiement de systèmes anti-missiles en Europe. Tout aussi préoccupant est le fait que, dans le sillage de la Corée du Nord et de l’Iran, plusieurs pays envisagent à présent de développer une capacité nationale d’enrichissement de l’uranium. Dans le même temps, des quantités considérables de matières fissiles pouvant être utilisées à la fabrication d’armes nucléaires demeurent disséminées à travers le monde dans des conditions de sécurité souvent très insuffisantes (comme l’a rappelé tout récemment le reportage consacré dans ces colonnes au réacteur de recherche construit dans les années 50 à Kinshasa – Le Monde du 18 avril 2007), ce qui en fait autant de cibles potentielles pour tous ceux qui souhaiteraient s’en emparer. Enfin, tandis que les connaissances et l’expertise nécessaire pour fabriquer des armes de destruction massive ne cessent de se répandre à travers le monde, nous savons que des groupes terroristes divers cherchent à entrer en possession de telles armes afin d’infliger au Monde le maximum de pertes humaines.

Et pourtant dans le même temps, à Genève, les négociations de désarmement sont au point mort depuis de nombreuses années. Le traité de non prolifération est aujourd’hui ouvertement menacé. Bref aucune solution de nature diplomatique ne semble pouvoir, à ce stade, endiguer la montée de ces périls.

Faut-il donc se résigner à la violence et à des réponses qui ne viendraient que trop tard et qui ne pourraient être que militaires ? La réponse bien entendu doit être négative, et il appartient à la France, membre permanent du Conseil de sécurité et puissance nucléaire de prendre l’initiative d’une vaste relance à l’échelle internationale du processus de désarmement.

Je veux dire ici, en forme d’hommage à Jacques Chirac, que la France n’a pas manqué d’agir ces dernières années. Elle l’a fait sous la forme de plusieurs décisions unilatérales courageuses. Qu’il s’agisse de la fermeture du site d’essais nucléaires de Mururoa, de l’élimination de notre stock d’armes nucléaires tactiques (Pluton et Hadès), de la suppression de la composante terrestre (MSBS du Plateau d’Albion) de notre force de dissuasion, la France a essayé de donner l’exemple au monde, d’une politique de réduction significative du niveau des armements nucléaires. Elle a fait de même en matière de mines anti-personnelles. Mais malheureusement, s’agissant des armements nucléaires, l’exemple français n’a pas été suivi d’effet. Force est de constater que les sites d’expérimentation nucléaires américains, russes et chinois demeurent opérationnels, que l’Inde et le Pakistan ont de leur côté procédé à des essais en 1998, suivis par la Corée du Nord en 2006. Il est donc clair malheureusement, que l’approche unilatérale ne suffit pas et qu’il nous appartient donc de proposer un plan d’ensemble plus ambitieux, un plan qui fasse porter l’effort de la façon la plus équitable possible à la fois sur les puissances nucléaires existantes et sur les grands pays émergents désireux d’avoir accès à l’énergie nucléaire civile.

Huit axes principaux pourraient servir d’articulation à une stratégie de désarmement global impulsé par la France sous l’égide des Nations Unies :

Premièrement, la sécurisation des stocks de matières fissiles à travers le monde, et partout où c’est possible l’élimination de matières fissiles de qualité militaire. Deuxièmement, la généralisation à l’échelle de la planète du Traité INF, visant à l’élimination des armes nucléaires tactiques et à moyenne portée.

Troisièmement, l’interdiction de la production de matières fissiles à des fins militaires.

Quatrièmement, la mise en place rapide comme Nicolas Sarkozy l’a déjà proposé au côté de Mohamed El Baradei d’une Banque internationale du Combustible nucléaire, sous l’égide de l’ONU et de l’AIEA, afin d’offrir une alternative crédible à des programmes nationaux d’enrichissement d’uranium dans les pays émergents.

Cinquièmement, l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Sixièmement, la création partout où c’est possible de zones dénucléarisées, les zones les plus urgentes concernant la péninsule coréenne et le Moyen-Orient.

Septièmement, le lancement d’une négociation globale sur les systèmes anti-missiles prévoyant si nécessaire leur déploiement éventuel à des niveaux les plus bas possibles face à des proliférateurs, mais en accord notamment avec la Russie.

Huitièmement, enfin le renforcement des dispositifs de sécurisation de l’espace en incluant en particulier l’interdiction des armes anti-satellites.

Ces objectifs, compte tenu de l’état d’insécurité profonde de la planète, pourront paraître je le sais trop ambitieux, voire irréalistes à certains. Nous restons cependant convaincus que l’honneur du politique est précisément d’apporter, partout où c’est possible, les solutions nécessaires au bien commun. L’enjeu n’est rien d’autre ici que de sauvegarder la paix ou de se résigner demain à la violence. Nicolas Sarkozy, pour sa part, préfère la première option et tout tenter pour y parvenir.

21 avril 2006

Les propos inacceptabes du Président Bouteflika

On est dans une escalade permanente depuis un certain nombre de semaines et de mois de la part du Président algérien, qui au lieu de tourner la page sur la période coloniale, enflamme au contraire l'opinion algérienne en expliquant que la France est coupable de tout, y compris de génocide culturelle.

Dans quelques semaines, on va nous dire que les 200.000 morts de la guerre civile algérienne à partir de 1991, c'est aussi la faute de la colonisation.

Alors, si nous sommes aussi coupables à ses yeux de génocide, on se demande pourquoi il vient se faire soigner par des génocidaires.

Laisser la France se faire insulter à ce point et traiter de pays génocidaire, ce n'est pas acceptable.

14 avril 2006

Réveillons le Parc

Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle ère pour le Paris Saint-Germain : avec bientôt à sa tête Alain Cayzac, passionné historique du club et actuel Président de l’Association PSG, et sa reprise par des investisseurs internationaux, j’espère que le club de la capitale portera haut les valeurs du sport et l’image de Paris. En tant qu’élu de Paris, je serai bien sûr très attentif au projet, tant sportif qu’économique, proposé par Colony Capital et ses associés. Je le souhaite ambitieux, réaliste et inscrit dans la durée. Je veillerai à ce que les repreneurs s’investissent pleinement dans le dossier essentiel de la sécurité à l’intérieur et autour du Parc des Princes ainsi que dans le développement du complexe sportif de la Porte d’Auteuil. Mais, en dépit des réticences et frilosités qui s’expriment ici et là sur cette reprise, je souhaite toute réussite aux futurs dirigeants du Paris Saint-Germain ! Car Paris, à l’image des grandes villes européennes que sont Rome, Madrid, Milan, Londres ou Munich, mérite une équipe digne de ce nom, régulièrement présente au plus haut niveau des compétitions françaises et européennes. Le PSG dispose du potentiel pour fédérer une ville, une région autour de son esprit et de ses exploits, aux nouveaux dirigeants de relever le défi de lui donner cette dimension nouvelle. Et le Parc des Princes doit être plus qu’un simple stade et se développer comme ont su le faire les complexes sportifs mythiques du continent que sont le Nou Camp à Barcelone, Old Trafford à Manchester, San Siro à Milan ou le futur Emirates Stadium d’Arsenal à Londres. Le Parc des Princes a vocation à être un lieu de partage des valeurs sportives, une vitrine au service de la croissance du PSG et un lieu privilégié pour les grandes manifestations rugbystiques et extra-sportives. Bon courage à Alain Cayzac, et à ses partenaires dans cette entreprise si chère au cœur des Parisiens !

23 mars 2006

Sécurité des journalistes et liberté d'informer dans les zones de conflit

Alors que les journalistes et les collaborateurs de presse qui couvrent les conflits sont de plus en plus souvent visés par des tirs ou pris en otage, j'ai souhaité avec mon collègue François Loncle (député PS) faire le point sur la situation juridique et réelle des journalistes face aux dangers qui les menacent lorsqu'ils exercent leur métier dans des pays en guerre. Nous avons notamment rencontré plusieurs dizaines de journalistes et de reponsables d'organes de presse, principalement à Paris, mais aussi à Londres, à Amman et à Doha.

Notre premier souci a été de veiller à ce que la liberté d'expression et le droit d'informer soient scrupuleusement respectés.

Dans ce rapport que nous venons de présenter devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Nationale , nous avons formulé un certain nombre de propositions . Elles visent avant tout à renforcer le cadre juridique international et à combattre l'impunité dont jouissent actuellement ceux qui s'en prennent aux journalistes.

Des exemplaires de ce rapport sont à votre disposition à ma permanence : 9bis, rue de Maubeuge à Paris 9e.

14 mars 2006

Prochain rendez-vous

Lellouchehd_4   

01 mars 2006

Reveillons Paris !

A l’issue du 1er tour des primaires à Paris, je tiens à remercier personnellement toutes celles et tous ceux d’entre vous qui ont bien voulu m’apporter leurs suffrages, et donc leur confiance.

De l’avis général, nous avons fait une très bonne campagne, puisque sans aucun moyen et sans le secours d’aucun réseau particulier, mais avec l’enthousiasme, la créativité, la générosité, et l’engagement de ceux qui m’ont rejoint depuis un an, nous sommes parvenus à rassembler - largement et notamment les nouveaux adhérents de l’UMP - 20% des suffrages au sein de notre Fédération. C’est là un acquis considérable que j’entends bien pérenniser, développer avec vous, autour des idées novatrices que nous avons apportées tout au long de cette campagne pour l’avenir de notre ville.

L’esprit des primaires tel que voulu par Nicolas Sarkozy est de laisser à chaque militant de l’UMP une totale liberté de choix, s’agissant de la désignation de leur candidat. Dans cet esprit, j’ai décidé pour ma part de soutenir Françoise de Panafieu, arrivée en tête au premier tour, comme notre chef de file en vue de la campagne municipale parisienne. Françoise a manifesté une réelle capacité de rassemblement qu’illustre son score de 40%.

Françoise de Panafieu et moi-même avons décidé d’unir nos forces, non seulement en vue du second tour, mais face à Bertrand Delanoë pour offrir aux Parisiens un véritable tandem symbolisant la modernité, le dynamisme et les idées d’une Droite à la fois populaire et en mouvement à Paris. Ce tandem sera d’autant plus fort qu’il reflète une réelle complémentarité en termes de parcours personnel, d’implantation géographique, d’attractivité auprès des différentes composantes de la nouvelle sociologie parisienne, et en termes programmatique.

Il sera, je crois, de nature à donner une nouvelle impulsion à la mobilisation de notre électorat dans la véritable campagne municipale contre Delanoë qui commencera dès le 5 mars.

Encore une fois, tout en respectant la liberté de chacun, j’invite donc toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu tout au long de ma campagne à rejoindre le tandem que Françoise et moi-même allons désormais animer pour l’avenir de Paris.

18 février 2006

Vidéo du 15 février avec Nicolas Sarkozy

LellouchesarkozyRetrouvez en exclusivité les images de la dédicace de mon dernier livre, Illusions Gauloises , en présence de Nicolas Sarkozy et devant les adhérents de l’UMP, le 15 février dernier :

http://jeunesaveclellouche.hautetfort.com/archive/2006/02/18/nicolas-sarkozy-avec-pierre-lellouche-la-video.html

17 février 2006

Une figure historique du gaullisme disparaît

J'ai appris avec beaucoup de tristesse et de regret le décès, la nuit dernière, de mon ami Jacques Baumel, figure historique du gaullisme, qui incarnait de manière exemplaire les valeurs de la Résistance : honneur, courage, liberté. 

Compagnon de la Libération, M. Jacques Baumel fut aussi l’un des artisans les plus infatigables de la renaissance de notre pays dans les années d’après-guerre. Il a su mettre son talent et son énergie au service de tous, d’abord au sein du mouvement gaulliste, puis comme membre du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. Son action en tant qu’élu municipal, également député à l’Assemblée nationale, demeure une source d’inspiration pour tous ceux qui ont eu la chance, comme c’est mon cas, de le côtoyer.

Sa disparition constitue une perte immense pour tous les membres de la famille gaulliste et au-delà, pour tous ceux qui, dans notre pays, souhaitent ardemment voir la France retrouver le chemin de la grandeur, tout en demeurant fidèle aux idéaux qui l’ont animé.